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29/03/2013

Prisoners of conscience – Anand Patwardhan

« Penser au monde, plutôt que penser le monde ». Avec ce don du raccourci et de la formule qui fait mouche, Nicole Brenez a ainsi condensé l'attitude et le regard empreint d'un humanisme farouche du cinéaste indien Anand Patwardhan. La monographie qui lui ait consacré au « cinéma du réel » se termine cette fin de semaine, de quoi illuminer encore un quotidien au pain souvent rance (en attendant la mise à l'honneur du cinéma (quel cinéma pour quelle réalité?) indien au prochain festival de Cannes). Si un compteur geiger pouvait mesurer les radiations de joie de ces séances interminables, amenant quelques heureux aux frontières de la nuit, aux heures indues, lorsque les transports en commun s'épuisent, il grésillerait de l'intensité de la rencontre. Il n'est pas question uniquement de voir un film, de se faire une toile et de s'échapper de la salle incognito, de s'extirper de l'obscurité pour, à la lumière des néons ou du soleil froid, mieux oublier l'expérience vécue (« On peut vivre par procuration des choses incroyablement douloureuses » notait Olivia Rosenthal), mais bien d'être attentif à une pensée en acte, une démarche dans le sens propre et figuré, la dé-marche de ceux et celles qui épanchent leur colère dans l'espace public, manifestent, la démarche d'un cinéaste qui interroge les « opinions ». D'où, la valeur de la présence d'Anand Patwardhan dédoublant en quelque sorte dans le lieu du cinéma la projection, partageant avec le spectateur le fruit d'un labeur, usant du cinéma comme d'un foyer de discussion. Ainsi, il y a un avant le film, la présentation du cinéaste, et un après le film, la discussion engagée, comme si les images étaient prises dans le flux d'une pensée, dans le pas d'une lutte têtue. Lionel Soukaz a capté ces instants de transitions, où « prisonnier de sa conscience », un homme défend pas à pas la liberté des plus minoritaires, des plus écrasés, transformant insensiblement les protagonistes et les spectateurs de ces séances qui portent au coeur d'un état d'assiégés à celui d'assiégeants; il y a bien encore des « porteurs de feu » dont la volonté de documenter le monde n'est pas mise au pas :


1.ANAND PATWARDHAN AU FESTIVAL DU REEL ..... par soukaz


5 . ANAND PATWARDHAN . MASTER CLASS AU FESTIVAL... par soukaz

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