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22/12/2013

Solstice

Le solstice d’hiver s’accompagne d’un feu d’artifice de programmations cinématographiques, pour passer les nuits presque les plus longues.  Histoire de rajouter en bout de course un moment festif impromptu, de faire des jeux de mots et des jeux d’images quand tout semble viré aux protocoles de convivialités officielles par lesquelles il faudra passer. Les projections n’en font qu’à leur tête comme pendant l’année, à s’exhiber sur des marches au printemps, prendre le frais en campagne en été, suivre les talents nouveaux en offrant du vin juste tiré à l’automne, et maintenant dans la nuit du solstice, un pure «taz» de la rencontre sur le fil de l’obscurité à son plein. Il y a peut-être en vague parallèle l’idée d'allumer une lumière au milieu de nulle part, de s’en mettre les mirettes, de faire sécession aux prévisions des soirées à venir, d’entamer la nuit si longue dans ses abords tout empreinte du rythme des journées, poussées par ces soirées ciné «de poche» à faire césure lignes d’ombre d’un commencement, de se tenir un peu chaud si les températures tempéraient moins et que les salles se remplissaient, de réunir autour d’un bruissement ou d’une naissance d’image, un «non-encore». 

 

Un gouter se prolonge pour Belleville en vues, une sélection de court métrage pour le Louxor et l’Odéon pour un jour des plus courts, pour le Cjc encore une incroyable projection qui scotche. Car jusqu’au bout, et jusqu’à tant que ne passe la charrette fantôme, l’incisive d’être en rivalité avec une histoire répétée de messie, c’est par exemple l’histoire d’un «feu qui veille à un incendie» (Sebald), par l’intermédiaire du film Rouge d’Alice Heit, lorsqu’elle construit son cours (t) sur un rapport interne de ce qui se passe pendant ce temps à Fukushima. La très récente décision du gouvernement japonais de ne plus jamais communiquer donnerait du crédit à ceux qui redoute que cela continue comme avant, «plus jamais ça, c’est toujours ça» (Godard). Le film d’Alice Heit, dans un parallèle à l’avortement, prolonge le malaise, à être en ornière de tout re- à partir des ces données qui semblent bien plus présentes que la nuit des temps, à définir un «propre» de position, une dislocation et ce qui s’en suit de propagation dans des perceptions (de ce que signifie une couleur à une vive impression), du simple témoin en intégration de pensée, faire vivre quelques images, en différence des silences contraints, aux «bouleversements intérieurs» (cjc) des obscurités. «Jusque dans notre peur, quelque chose est en train de changer et de nous changer»: 

 

 

Les questions restent en suspens comme d'un "à partir", un renforcement que les soirées du Cjc participent d'ancrer. 

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Commentaires

Merci pour votre article!

Alice

Écrit par : heit alice | 01/05/2015

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